A propos guillemetteallardbares

Jeune auteur, traductrice et amoureuse des mots…

Chronique ciné : Volver de Pedro Almodóvar

Dernier film en date : Volver de Pedro Almodóvar.

6 - Volver

Lire la suite

Publicités

Le home staging, un atout clé pour booster son bien immobilier (exercice de rédaction #6)

Importé des pays anglo-saxons, le home staging est une pratique de plus en plus prisée sur le marché de l’immobilier français. Son but : valoriser votre bien pour vendre plus vite et à un meilleur prix. Pour un investissement minime, vous en tirerez une vraie valeur ajoutée.

Lire la suite

Chronique ciné : Camille Claudel

Dernier film visionné : Camille Claudel de Bruno Nuytten, avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu.

4 - Camille Claudel.jpg

Ce film nous plonge dans la vie de la sculptrice Camille Claudel, ainsi que son idylle déchirante avec Auguste RodinOn suit ainsi la jeune femme de ses débuts jusqu’à sa déchéance. La sculpture tient naturellement une place immense : le rapport intense, presque charnel que Claudel et Rodin entretiennent avec la pierre, avec leurs créations est très intéressant à voir. Entre influence et rivalité, ce rapport de maître à maître prendra beaucoup d’espace dans leur histoire… Mais il y a aussi les tourments tous personnels, Rodin vivant entre deux femmes et refusant de quitter sa compagne de longue date pour Camille.

Suite à leur rupture, celle-ci se replie sur sa souffrance et sombre de plus en plus dans la paranoïa… Obsédée par Rodin, elle se croit persécutée de lui à chaque revers, alors qu’il s’efforce plutôt de l’appuyer. Certaines confrontations entre eux sont d’une intensité rare, empreintes d’une fureur qui vous retourne. La performance d’Adjani dans la peau de l’artiste qui glisse progressivement vers la folie est extrêmement forte ; une scène où elle détruit ses propres œuvres, notamment, m’a vraiment frappée. Les deux acteurs principaux, très habités, portent vraiment le film. (J’aurais seulement aimé voir un peu plus des rapports de Camille avec sa famille, et particulièrement son frère : cette relation est elle aussi bouleversante et essentielle dans le parcours de l’artiste, mais se trouve davantage en arrière-plan.)

 

Au revoir à Jean d’Ormesson…

J’ai été très touchée, ce matin, d’apprendre la disparition de ce grand monsieur.

Jean d’Ormesson était un homme véritablement merveilleux : pétillant et profond, ancré et ouvert, plein d’inventivité, de sensibilité et d’élégance.

À chaque fois qu’il apparaissait dans les médias, je l’écoutais avec délices en me disant « Il faut absolument que tu le lises très vite ! ».

Et puis on remet toujours à plus tard…

Maintenant, il y aura un certain arrière-goût d’amertume à ne découvrir ses mots qu’une fois leur auteur disparu. Mais il vivra toujours dans nos mémoires et dans nos lectures passionnées, et justement, sa vision de la mort si sereine, si philosophe a quelque chose d’apaisant. Comme un dernier cadeau, il nous aide un peu à le laisser partir.

« Il n’y a rien de plus intéressant que la vie, et la mort fait partie de la vie. [Si] nous mourons, c’est parce que nous vivons, et nous avons de la chance de mourir. […] La vie est belle parce que nous mourons. » – Jean d’Ormesson

Discours d’entrée à l’Académie Française : « Car il y a quelque chose de plus fort que la mort : c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants et la transmission, à ceux qui ne sont pas encore, du nom, de la gloire, de la puissance et de l’allégresse de ceux qui ne sont plus, mais qui vivent à jamais dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui se souviennent. »

Au revoir et merci…

jean-d-ormesson_4276

Chronique de lecture : La Toute Dernière Fois de Laure Manel

Ma dernière lecture : La Toute Dernière Fois de Laure Manel.

2 - La Toute Dernière Fois

La Toute Dernière Fois est un recueil de très courtes nouvelles, petites tranches de vie. Comme son nom l’indique, il raconte des dernières fois, graves ou légères, définitives ou pas. Des pertes, des ruptures, des expériences, des joies, des découvertes, des défauts, des mésaventures… Des jeunes et des vieux, des maladresses et des plaisirs, des rires et des larmes. Laure Manel, toujours si douée pour dépeindre des vies humaines dans toute leur douce simplicité, nous entraîne encore une fois dans son monde, nous touche à chaque fois en nous faisant rentrer dans cette multitude d’existences. Un petit moment de plaisir et de tendresse à savourer.

J’en profite pour recommander d’autres belles œuvres de cette auteur aussi adorable que talentueuse : romance épistolaire avec Histoire d’@, aventure humaine entre comédie et profondeur pour L’embarras du choix, et enfin le bouleversant La Délicatesse du hérisson, mon préféré. Laure est récemment passée de l’autoédition à l’édition tout court et elle le mérite bien !