Chronique de lecture : 16 romans, 16 extraits de Marc Lévy

Ma dernière lecture fut le fruit d’une curiosité : 16 romans, 16 extraits de Marc Lévy.

51p2AsSJCfL._SX195_

Lire la suite

Publicités

Chronique de lecture : Les Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand

Après quatre longs mois, je suis enfin arrivée au bout des Mémoires de François-René de Chateaubriand.

AVT_Francois-Rene-de-Chateaubriand_8852

Je n’ai qu’un mot : ouf…

Cette lecture était intéressante et enrichissante, mais je touche du doigt les limites de mon côté obsessionnel. S’attaquer d’un coup à une œuvre littéraire aussi longue et dense, en version intégrale et avec les disponibilités qui sont les miennes, n’est tout simplement pas une bonne idée. Proust était déjà une sacrée aventure et je n’en ai lu que le premier tome !

Ceci dit, je ne regrette pas de m’être essayée à cet auteur. Les Mémoires recouvrent divers aspects de sa vie : du personnel bien sûr, avec sa jeunesse, l’évolution de sa carrière littéraire, mais surtout énormément de politique et d’historique sur une période allant de la Révolution française à la Restauration. Ce ne sont pas forcément les époques qui me sont les plus familières et j’ai appris pas mal de choses.

J’ai aussi apprécié la découverte des analyses politiques de Chateaubriand, royaliste, mais très conscient des avancées inexorables du progrès et fervent défenseur des libertés, notamment de la presse. La fin, notamment, proposait une analyse étonnamment actuelle de l’avenir de la société, avec l’exigence d’égalité (notamment économique et sociale) qui se ferait de plus en plus pressante suite à la fin de la monarchie et à l’érosion des privilèges. L’auteur mettait le doigt sur le recul de l’Église et des autorités qui s’imposaient autrefois de manière absolue à des populations entières. Tout en s’opposant frontalement à la tyrannie, il n’hésitait pas à pointer du doigt les écueils qui guettaient les gouvernements trop faibles, focalisés sur le calcul politique et les petits arrangements ; à ses yeux, après Napoléon (qu’il critiquait pourtant avec force), l’époque des grands hommes était bien passée. Constamment engagé au service de la famille royale déchue après les Journées de Juillet 1830, il en pointait pourtant les erreurs et les errances avec une parfaite clarté.

J’ai aussi beaucoup aimé les lettres et chapitres annexes consacrés à Madame Récamier, la tendre amie présentée comme un véritable ange. J’aurais bien aimé en savoir plus sur cet aspect mais ce n’était pas là le but premier de l’ouvrage… Je suis une incorrigible romantique !

Je vais maintenant faire une petite pause dans les classiques (j’ai déjà dit OUF ?) pour tenter quelques extraits de Marc Lévy, petite curiosité… Je vous en dirai des nouvelles.

Bon week-end !

Syllables

J’écoutais une émission sur Hewingway et l’écriture, et…

Standing still, she rages
Feeling and unfeeling, pulsing and unfolding
Through time

She knows not what the storm is
Errant metaphor in the sea of longing
The great vastness of meaning

She knows not where her soul goes
Fragments of it scattered in the oft-occurring question
Of having a soul at all

She knows not if the words are
Anything of substance, feeble means of communicating
Some pointless quiet chaos

Noiseless, she unravels
Combing through the pieces
That slip and ebb away

Waiting for the echoes to die
Head silent, heart asleep
Finally laid to rest.

Miracles happen.

10 septembre 2018

La zététique : késako ? (Partie 2/2)

Me revoilà pour la suite de mon exploration de la zététique !

Un miroir tendu à nos propres convictions

En furetant tranquillement dans cet univers nouveau, j’ai découvert des personnes passionnées de sciences, fermement convaincues de la nécessité d’une pensée critique, mais aussi d’une absence de sectarisme très appréciable. Leur but n’est souvent pas d’attaquer ou de faire la « chasse » à tout ce qui a trait à l’occulte, mais d’éduquer, notamment contre les idées reçues et autres facilités de raisonnement. Pointer les défauts de certaines pratiques est aussi l’occasion de mieux faire connaître la science en rétablissant certaines vérités.

Lire la suite

La zététique : késako ? (Partie 1/2)

Lors d’une discussion avec un ami, j’ai par hasard découvert ce petit nom étrange au zézaiement délicat.

Tiens, ça existe donc, ça ? me suis-je demandé.

Eh bien oui ! La zététique, ça veut dire quelque chose et c’est même tout ce qu’il y a de plus sérieux. La preuve, il y a plein de sites qui se font la guéguerre pour se réclamer du nom.

zetetique-1024x435

Source : https://radiobip.fr/site/zetetique/

Qu’est-ce donc que cette bête-là ?

Lire la suite

Interview de Carine Chichereau

Un entretien absolument passionnant. En tant que jeune traductrice, j’ai été captivée par l’approche de cette professionnelle — je cherche encore l’équivalent de « boire ses paroles » pour un texte écrit ! Une vraie ode à l’amour de la et des langues.

Les Imposteurs

31143753_2117882545165315_954498868844691456_n

Carine Chichereau a traduit soixante-quinze textes, dont des œuvres de Raymond Carver, Lauren Groff, Jane Smiley, Chinelo Okparanta, Julie Otsuka, Virginia Reeves, Maria Semple, Meena Kandasamy, Fiona McFarlane ou encore l’écrivain irlandais Joseph O’Connor. 

Rencontre avec une traductrice qui exerce avec passion son métier depuis vingt ans sans avoir perdu son enthousiasme.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours : comment êtes-vous devenue traductrice ?

C’est ma volonté d’écrire qui m’a amenée à traduire. J’ai commencé à écrire vers l’âge de douze ans, mais j’ai vite compris que je ne pourrais pas en faire un « métier », que je ne pourrais pas gagner ma vie ainsi, et qu’il me fallait une autre profession. Ensuite, j’ai fait entre autre des études d’anglais, et un jour, lors d’un stage à la revue Europe, on m’a donné des textes à traduire. J’ai adoré faire ça. C’était sur Beckett. Donc j’ai choisi d’orienter mes études vers la traduction…

View original post 7 129 mots de plus

Françoise Dolto : l’enfant et les mots

À l’occasion des trente ans du décès de Françoise Dolto, dont l’anniversaire tombait samedi dernier, j’ai eu envie de m’intéresser un peu à cette grande figure de la psychanalyse.

Je suis alors tombée sur une très intéressante émission de radio à son sujet : pour ceux qui connaissent, la première partie d’un numéro d’Affaires sensibles de Fabrice Drouelle.

Quelques réactions ci-dessous…

Francoise-Dolto-1908-1988_0_729_400.jpg

Lire la suite