Chronique de lecture : La Toute Dernière Fois de Laure Manel

Ma dernière lecture : La Toute Dernière Fois de Laure Manel.

2 - La Toute Dernière Fois

La Toute Dernière Fois est un recueil de très courtes nouvelles, petites tranches de vie. Comme son nom l’indique, il raconte des dernières fois, graves ou légères, définitives ou pas. Des pertes, des ruptures, des expériences, des joies, des découvertes, des défauts, des mésaventures… Des jeunes et des vieux, des maladresses et des plaisirs, des rires et des larmes. Laure Manel, toujours si douée pour dépeindre des vies humaines dans toute leur douce simplicité, nous entraîne encore une fois dans son monde, nous touche à chaque fois en nous faisant rentrer dans cette multitude d’existences. Un petit moment de plaisir et de tendresse à savourer.

J’en profite pour recommander d’autres belles œuvres de cette auteur aussi adorable que talentueuse : romance épistolaire avec Histoire d’@, aventure humaine entre comédie et profondeur pour L’embarras du choix, et enfin le bouleversant La Délicatesse du hérisson, mon préféré. Laure est récemment passée de l’autoédition à l’édition tout court et elle le mérite bien !

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Chronique de lecture : Hiroshima mon Amour de Marguerite Duras

Un classique que je voulais découvrir, après quelques aperçus de l’écriture de Duras, notamment L’Amant de la Chine du Nord.

Hiroshima mon amour

Il ne s’agit pas d’un roman mais du scénario du film d’Alain Resnais, écrit par Duras, ce qui m’a prise au dépourvu au départ. Au fond, cela se rapproche d’une pièce. C’est l’histoire d’une brève rencontre dans la ville meurtrie d’Hiroshima : un Japonais, une Française. Lui porte la blessure de son peuple, elle une meurtrissure plus intime, celle d’une jeune femme qui a aimé un Allemand et l’a vu tué presque sous ses yeux, une amante tondue et humiliée, qui a survécu à une passion pourtant déchirante. Nevers, Hiroshima — à chaque fois la cruauté, l’absurdité de la mort, à deux échelles différentes, et deux deuils qui se répondent, deux réactions qui s’opposent et se font écho à la fois.

L’histoire est bouleversante, et les dialogues très forts. L’écriture de Duras a quelque chose de haché, de viscéral, qu’on aime ou qu’on n’aime pas : ses phrases sont parfois comme des coups de poignard, brèves, violentes, puissantes. Mais j’avoue que sous cette forme de scénario, je n’ai pas forcément adhéré : tout en appréciant l’intensité et la passion de ses histoires, j’ai préféré de petits romans un peu moins connus (Dix heures et demie du soir en étéLa Douleur sur le retour d’un déporté).

Il me reste Moderato Cantabile qui traîne dans ma liseuse : je l’essaierai sans doute plus tard, mais par curiosité (et sur le mode « tout livre acquis doit être lu ! »). Après ces quelques essais, je ne pense pas être une très grande fan de Duras.

Chronique de lecture : Juste un regard de Harlan Coben

En cette rentrée, j’ai décidé de reprendre un peu l’habitude de mes chroniques de lecture. Voici l’une de mes dernières découvertes : le polar Juste un regard d’Harlan Coben. (Son adaptation télévisée, une mini-série avec Virginie Ledoyen, est passée cet été : je ne l’ai pas vue mais j’en ai eu des échos.)

Juste_un_regard

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