Chronique de lecture : Claudine à l’école de Colette

Nouvelle découverte classique : Claudine à l’école.

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J’avais déjà un peu lu de Colette, notamment La Chatte. Les Claudine sont bien sûr beaucoup plus connus.

J’ai bien apprécié ce livre, enlevé et divertissant ; l’impertinente Claudine est un très plaisant personnage. J’ai beaucoup aimé ses rapports avec ses diverses camarades… et, au départ, sa belle institutrice !

Pas non plus énormément de commentaires à faire dessus, mais une découverte agréable. Je ne sais pas si je tenterai les suivants, peut-être si j’en ai l’occasion…

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Chronique de lecture : La Symphonie pastorale d’André Gide

Un très bref commentaire sur cette dernière lecture.

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Le livre a été lu très vite, et j’avoue qu’il ne m’a pas excessivement emballée. C’est l’histoire, au demeurant belle et poétique, d’un pasteur qui s’éprend de la jeune aveugle qu’il recueille dans sa famille — fragile et esseulée, sans éducation et ignorante de tout à leur rencontre.

La grande naïveté et l’innocence du narrateur ont sans doute fait que j’y ai trouvé un intérêt limité ; je préfère de loin les histoires d’amour plus tourmentées et passionnelles, moins pures. Cet amour est tout empreint de l’amour de Dieu et ne dit pas son nom pendant la majeure partie de l’intrigue. Mais j’ai apprécié la poésie du texte, notamment l’évocation des couleurs, de la musique, de la beauté du monde tel que le personnage le décrit à la jeune Gertrude, et tel qu’elle-même le perçoit.

Un beau livre mais pas forcément à mon goût. J’espère préférer les « Claudine » !

Chronique de lecture : Un sur deux de Steve Mosby

Ma dernière lecture fut un saisissant thriller : Un sur deux de Steve Mosby.

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Dans ce livre, deux policiers éprouvés par la vie, la culpabilité et le deuil — un éminent inspecteur se relevant d’une dépression, un débutant hanté par le décès de sa petite amie — sont confrontés à un tueur des plus perturbants. Celui-ci s’attaque à des couples qu’il soumet à une torture autant psychologique et physique. Les règles de son étrange « jeu » : à l’issue de la nuit, l’un des deux choisira qui de lui ou de son conjoint va mourir. Son but apparent : fissurer leur union, dévorer leur amour et amener l’un à abandonner l’autre. Pour cela, il se glisse d’abord dans leur intimité et les observe pendant des mois, notant leurs moindres failles et tous les manques susceptibles de les éloigner…

Le livre est très bien écrit et absolument haletant. Il alterne les points de vue de divers personnages, pratique que j’apprécie toujours beaucoup pour la grande variété psychologique qu’elle permet, et qui sert ici des retournements de situation d’une brillante intelligence. L’intrigue est bien sûr captivante et toutes les figures d’une grande richesse, autant les victimes, avec leur terrible vécu, que les enquêteurs pour lesquels ces faits font cruellement écho avec leur histoire personnelle.

500 pages d’un écheveau subtil qui se dénoue petit à petit avec une intensité jamais démentie, nous réservant des surprises jusqu’à la dernière minute. Je le recommande absolument !

Chronique de lecture : Les Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand

Après quatre longs mois, je suis enfin arrivée au bout des Mémoires de François-René de Chateaubriand.

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Je n’ai qu’un mot : ouf…

Cette lecture était intéressante et enrichissante, mais je touche du doigt les limites de mon côté obsessionnel. S’attaquer d’un coup à une œuvre littéraire aussi longue et dense, en version intégrale et avec les disponibilités qui sont les miennes, n’est tout simplement pas une bonne idée. Proust était déjà une sacrée aventure et je n’en ai lu que le premier tome !

Ceci dit, je ne regrette pas de m’être essayée à cet auteur. Les Mémoires recouvrent divers aspects de sa vie : du personnel bien sûr, avec sa jeunesse, l’évolution de sa carrière littéraire, mais surtout énormément de politique et d’historique sur une période allant de la Révolution française à la Restauration. Ce ne sont pas forcément les époques qui me sont les plus familières et j’ai appris pas mal de choses.

J’ai aussi apprécié la découverte des analyses politiques de Chateaubriand, royaliste, mais très conscient des avancées inexorables du progrès et fervent défenseur des libertés, notamment de la presse. La fin, notamment, proposait une analyse étonnamment actuelle de l’avenir de la société, avec l’exigence d’égalité (notamment économique et sociale) qui se ferait de plus en plus pressante suite à la fin de la monarchie et à l’érosion des privilèges. L’auteur mettait le doigt sur le recul de l’Église et des autorités qui s’imposaient autrefois de manière absolue à des populations entières. Tout en s’opposant frontalement à la tyrannie, il n’hésitait pas à pointer du doigt les écueils qui guettaient les gouvernements trop faibles, focalisés sur le calcul politique et les petits arrangements ; à ses yeux, après Napoléon (qu’il critiquait pourtant avec force), l’époque des grands hommes était bien passée. Constamment engagé au service de la famille royale déchue après les Journées de Juillet 1830, il en pointait pourtant les erreurs et les errances avec une parfaite clarté.

J’ai aussi beaucoup aimé les lettres et chapitres annexes consacrés à Madame Récamier, la tendre amie présentée comme un véritable ange. J’aurais bien aimé en savoir plus sur cet aspect mais ce n’était pas là le but premier de l’ouvrage… Je suis une incorrigible romantique !

Je vais maintenant faire une petite pause dans les classiques (j’ai déjà dit OUF ?) pour tenter quelques extraits de Marc Lévy, petite curiosité… Je vous en dirai des nouvelles.

Bon week-end !