Chronique de lecture : Mortelle Bienfaitrice par Michel Tarou

Aujourd’hui, Mortelle Bienfaitrice de Michel Tarou.

Ce roman raconte l’histoire de Jeanne, assistante sociale aux prises avec dossiers pas faciles et individus qui le sont encore moins. Suite à un enchaînement de circonstances, elle se trouve responsable du décès d’un de ces cas assez désespérés. Horreur, remords ? Pas vraiment… en fait, ne serait-ce pas plutôt bon débarras ? La vie continue, mais le hasard persiste à mettre sur sa route des personnages dont les familles se porteraient franchement mieux sans eux, voire le monde en général. Ce serait si facile, si facile d’intervenir. De fil en aiguille, Jeanne devient un tout autre type de justicière… Si seulement la police cessait de mettre son nez dans ce qui ne la regarde pas.

Encore un très bon roman, parfois d’un caustique à mourir de rire, parfois qui vous donne franchement le frisson. Le portrait de Jeanne est assez fin et réaliste, son passif se dessine progressivement et on est fasciné par sa lente plongée dans la noirceur. Les personnages secondaires, comme son compagnon, ses collègues ou les policiers, sont aussi très bien présentés… sans parler des victimes, qui ne sont parfois pas piquées des hannetons. Psychologiquement très intéressant, à la fois divertissant et franchement prenant. Super !