Chronique de lecture : Juste un regard de Harlan Coben

En cette rentrée, j’ai décidé de reprendre un peu l’habitude de mes chroniques de lecture. Voici l’une de mes dernières découvertes : le polar Juste un regard d’Harlan Coben. (Son adaptation télévisée, une mini-série avec Virginie Ledoyen, est passée cet été : je ne l’ai pas vue mais j’en ai eu des échos.)

Juste_un_regard

Juste un regard s’ouvre sur un événement étrange, qu’on pourrait croire banal mais qui va déclencher un inimaginable enchaînement de circonstances. En allant chercher un tirage photo, Grace fait une découverte inattendue : au milieu des images de sa petite famille, un cliché ancien représentant un groupe de jeunes gens, parmi lesquels il lui semble reconnaître son mari. Parmi eux, une jeune femme au visage barré… Mais son époux se montre bien fuyant face à ses questions, et s’esquive sans raison apparente. Il ne reviendra pas à la maison. Si elle veut le retrouver, la jeune femme doit se plonger dans un passé de plus en plus tortueux — une entreprise incertaine dont elle ne soupçonne pas les dangers, car en périphérie de cette « affaire », les morts étranges semblent s’accumuler…

J’ai beaucoup apprécié ce livre, sur tous les plans. Son style est très agréable, à la fois riche et efficace au niveau de l’action. L’histoire est complexe, pleine de ramifications et de rebondissements. Les personnages sont multiples et tous entremêlés — bien sûr, nombre d’entre eux ne sont pas ce qu’ils paraissent être. Seul inconvénient : il y a tant de ressorts qu’on finit par s’y perdre, et même en ayant atteint le mot de la fin, il peut rester des zones de flou sur les détails. La personnalité de Grace est très bien développée — elle-même a un passé douloureux, exposé avec sobriété mais dont l’impact est évident sur sa construction en tant que personne. La myriade de personnages secondaires est aussi très intéressante, avec une grande diversité et une richesse humaine. On passe beaucoup de l’un à l’autre avec une variété de points de vue, mais aucun n’est qu’un archétype : chacun a son histoire, ses réactions, ses émotions.

Bref, je n’avais encore jamais lu cet auteur, mais c’est une très bonne découverte : je serais curieuse d’essayer d’autres de ses œuvres. À retenir !

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