Je suis, donc je vote : le cogito du citoyen (exercice de rédaction #1, remix)

Je suis, donc je vote : le cogito du citoyen

Le vote est un acte personnel, qui en dit beaucoup sur qui nous sommes. Il n’obéit pas à la seule raison, mais dépend de nos valeurs et de nos émotions. Nul ne s’y trompe, vu la passion que nous mettons dans le débat politique. Entre camps opposés, chacun est prompt à juger l’autre.

Mon bulletin, mes valeurs

Nos choix électoraux ne dépendent pas de quelques mesures. Ce sont les valeurs qui les dirigent. Liberté, solidarité, responsabilité, patriotisme : autant de grandes idées auxquelles nous pouvons nous identifier. L’influence familiale, notamment, nous dirige vers les unes ou les autres. L’éducation consiste à transmettre les valeurs qu’on juge essentielles à la vie en société. En grandissant, l’enfant se les appropriera ou en préférera d’autres, plus modernes ou plus justes à ses yeux.

Nos convictions profondes font ainsi nos goûts et nos dégoûts politiques. Certaines tendances provoquent un refus viscéral ; au contraire, un leader ou courant incarnant nos idées nous inspire un fort attachement. Mais gare aux déceptions, d’autant plus cruelles ! Quand la politique trahit les aspirations des citoyens, elle rencontre un rejet touchant à la violence.

Un peuple, lui aussi, partage des valeurs qui lui sont propres. Ce patrimoine commun influence son destin politique : attachement à l’autorité ou esprit revendicateur, tradition ou modernisme, goût du compromis plus ou moins développé… Le collectif façonne la vision de l’individu.

L’optimisme de l’homme heureux

Le bonheur a également un impact, en nourrissant optimisme et confiance. Un individu malheureux est plus défaitiste et isolé : il ne vote souvent pas, n’espérant rien d’un gouvernement lointain… Quand cette détresse est sociale, elle nourrit un cercle vicieux qui fait taire les voix des plus fragiles.

Mais alors, qui façonne le destin d’un pays ? Le citoyen a les politiques qu’il se donne, mais c’est aussi le politique qui fait le citoyen, par sa capacité à lui offrir des opportunités de s’accomplir. Nous recevons tous des valeurs et des chances différentes, mais c’est à nous de nous les approprier. Au moment de glisser le bulletin dans l’urne, une seule question compte : qui sommes-nous, et dans quelle société voulons-nous vivre ?

Ce texte a été rédigé comme sujet libre dans le cadre de ma formation du métier de rédactrice Web. Il a depuis été retravaillé plusieurs fois avant de le raccourcir et de le rendre plus adapté au format Internet : la première version est consultable ici

Merci pour votre lecture 🙂

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