Chronique de lecture : Quel Pétrin ! de Céline Barre

Dernière lecture en date : Quel Pétrin ! de Céline Barré (sous-titre : Faute de blé, la boulangère a des idées…)

Ce roman humoristique autopublié a l’air de remporter son petit succès sur Amazon en ce moment — j’en suis ravie pour Céline, et c’est mérité ! J’ai vraiment passé un bon moment à sa lecture.

Le petit village de Tresville-sur-Mer n’a rien demandé à personne. Ah, si ! Une voie de détournement ferait un sacré bien à la commune ! À cela près, les habitants mènent leur petit train-train placide sans trop se poser de questions. Jusqu’à ce qu’arrive le cataclysme : suite au caprice d’un président très légèrement tyrannique, non seulement le village est jugé trop miteux pour mériter un tel investissement, mais il est même menacé de fusion avec la commune voisine. Les commerçants du coin sont priés de se reprendre et de faire peau nette ! Tremblement de terre au milieu d’une bande de notables pas franchement aptes à prendre de telles responsabilités sur leurs épaules : le maire est plus porté sur les cochonnailles que l’urbanisme, les chambres d’hôtes locales sont gérées par une famille de vieille noblesse désargentée souffrant d’une forte tendance à s’endormir sur ses lauriers poussiéreux, le propriétaire du magasin d’électroménager, lui, est bien trop occupé par ses courses de chevaux et son nouveau destrier rétif… Au milieu de tous ces bras cassés, Jocelyne la boulangère se sent bien seule, mais elle n’en est pas moins déterminée à ne pas laisser SA ville aller à vau-l’eau.

Dans la grande agitation qui s’ensuit, les péripéties s’enchaînent et bien des petites vies se trouvent chamboulées. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : curé cubain pas près chrétien, nouvelle employée sexy, ado très très… ado… La galerie est variée et désopilante.

Ce petit village m’a franchement fait mourir de rire. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, mais le côté parodique reste toujours teinté de tendresse et d’humanité. Des têtes à claques très attachantes et dont les mésaventures, qu’elles soient un peu universelles ou franchement insolites, ne manquent jamais de sel ! Le style est lui aussi assez jouissif, avec un côté très pince-sans-rire parfaitement adapté à l’œuvre. On se paye un peu la tête de ces drôles d’oiseaux, mais en même temps on ne peut pas s’empêcher de les soutenir dans leur lutte contre ce gouvernement tyrannique qui vient leur chercher des noises. L’esprit village rallie les foules ! Et une suite est apparemment déjà prévue pour continuer à le faire vivre… youpi 🙂

Si vous voulez goûter un peu plus à cet esprit très caustique, Quel Pétrin a une page web dédiée sur le blog de Céline. Elle a fait ça très bien. 🙂

Je lui souhaite bonne chance, et de mon côté, je repars dans du bien moins gai avec Le Dernier Salaire (Chroniques d’une quinqua en fin de droits) de Margaux Delcourt. Un livre très touchant que j’ai bientôt fini, donc je devrais vous en parler assez vite.

En attendant, bon début de semaine !

 

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