Société de consommation 2/2 : mon porte-monnaie, l’autre et moi

Petit retour arrière : dans mon article de cet après-midi, j’étais un petit peu inquiète sur la tendance de notre société à nous coller de plus en plus tôt à nos écrans avec de la glu. Dans cette deuxième partie, je remonte sur ma licorne et je bavarde sur des aspects un peu plus joyeux : on part sur mes cours en ligne (merci Internet !) et on arrive à un petit secret pour que l’argent fasse le bonheur. Ça fait déjà plus envie !

Internet donc, ce n’est pas (du tout) que du mauvais vu ce que ça apporte en matière de richesse et d’opportunités, et j’en sais quelque chose avec mon boulot, mes passions… et mes cours en ligne.

Niveau MOOC justement, j’ai terminé mon cours de psycho sociale. La dernière séquence traitait du bonheur, des rapports humains et amoureux : après les conflits et les difficultés des rapports de groupe, c’était très feel-good.

Moment particulièrement divertissant et qui fait réfléchir : une conférence de Michael Norton, professeur de Harvard, sur le thème « Comment acheter le bonheur ». Si, si ! Si vous n’êtes pas convaincu, la conférence est disponible sur ce lien, sous-titrée en français.

happy-money

Si en plus le chercheur a un joli sourire Colgate, que demander de plus ?

Si vous êtes sceptique et n’avez pas envie de vous taper 10 minutes de vidéo (même marrante), je vous résume l’idée : en gros, si l’argent que vous avez ne fait pas votre bonheur, c’est que vous le dépensez mal… C’est-à-dire que vous le dépensez de manière trop centrée sur vous ! En effet, des études prouvent que dépenser pour son plaisir personnel n’apporte le plus souvent qu’une satisfaction temporaire, alors que consacrer de l’argent aux autres (cadeau à un proche ou don humanitaire) apporte quelque chose de bien plus épanouissant, et qui ne tient pas juste de l’autosatisfaction. (Bien sûr, c’est aussi vrai du simple fait de faire une bonne action, sans mêler de l’argent à tout ça — mais ce dernier cas demande aussi plus d’effort et d’implication.) Cela est aussi avéré dans nos pays développés que dans d’autres bien plus pauvres. Vérification à l’appui : les chercheurs ont fait le test en confiant à des personnes de pays et de milieux divers une petite somme à dépenser pour une autre. Seule différence : dans les pays dévalorisés, une petite somme peut avoir un impact bien plus majeur (par exemple financer les soins d’une personne qui n’y avait pas accès).

Je trouve ça beau.

pourquoi-je-deteste-les-teletubbies

Qu’en dites-vous, vous partagez aussi ce sentiment ? Pour ma part, finances limitées obligent, je me sens assez détachée des possessions très matérielles ou du moins de la culture du « toujours plus ». (Et voyons la réalité en face… Internet m’aide aussi pas mal de ce point de vue-là : coucou, l’accès facilité à la culture et aux médias, journaux, cours, streaming et ressources diverses ! Je n’en demande pas davantage.) Du coup, je préfère aussi largement faire plaisir aux autres que d’acheter toutes sortes de choses qui ne vont pas changer grand-chose à ma vie. Les dons aussi : dans le cadre de mon cours était proposée l’idée d’une « journée de la compassion », pour apprendre à vivre plus tourné vers l’autre et découvrir ce que cela peut avoir de vraiment euphorisant. En plus du surcroît de bienveillance dans le quotidien, j’en ai profité pour faire quelques mini-dons et j’avoue que cela m’a fait un bien fou. Maintenant que mon travail est plus régulier, je me rends compte que je peux me permettre une petite contribution civique de temps en temps et cela me fait vraiment plaisir. S’impliquer, même un tout petit peu, donne une impression vraiment différente. Je l’ai vu avec le Téléthon : le handicap ayant touché ma famille, cet événement a toujours eu une signification spéciale mais je l’ai vraiment ressenti de manière différente en faisant quelque chose en mon nom propre…

Il faut croire que la société de consommation n’en a pas encore fini avec l’être humain ! Il en faudrait plus que ça, même s’il y a des jours où on regarde le monde et où on se trouve mal barrés. L’homme, comme Internet, comme l’univers en fait, c’est le pire et le meilleur.

Houlà, voilà que je pars dans la grande philosophie, moi. Et justement, après la psycho j’ai enchaîné sur un cours de philo… « La métaphysique à l’épreuve de la politique », pour reprendre le thème exact. Philosophie, politique mais aussi histoire vu que la période étudiée va de 1943 à 1968. Le cours est fourni par l’École normale supérieure, ce qui ne vous met pas du tout la pression dès le départ, mais je vais prendre ça sans stresser (du moins dans la mesure où j’en suis capable). Cela me donne l’occasion de lire les philosophes du XXè, qui m’ont toujours assez intéressée : j’aime beaucoup Sartre et Camus, pour leurs idées autant que pour leur théâtre. Après Sartre et le colonialisme, je découvre en ce moment Merleau-Ponty sur le marxisme et l’URRS. C’est du lourd, mais pour l’instant je m’accroche et qui vivra verra !

people with gears

Souhaitez-moi bonne chance. Et j’espère n’avoir endormi personne ! Bah, au besoin, je suis sûre que tout le monde a bien su faire usage de la petite croix en haut à droite de la fenêtre. Je vous fais confiance, et en attendant, je bavarde.

Tour de passe-passe temporel, je planifie mon petit article pour le faire débouler ce soir. Selon les nouvelles de 20h, nous aurons peut-être tous bien besoin d’un brin de positivité… pas trop j’espère.

Bonne soirée à tous !

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2 réflexions au sujet de « Société de consommation 2/2 : mon porte-monnaie, l’autre et moi »

  1. Je n’ai pas utilisé la petite croix en haut à droite, mais uniquement la petite étoile du ‘j’aime’ ! 😉 Bien écrit comme d’habitude Guillemette ! Et sonc : bonne chance pour le reste des lectures et découvertes, si lourdes fussent elles ! Sartre est une merveille !! Bises

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