Société de consommation 1/2 : l’écran, un peu beaucoup passionnément

Bonjour à tous,

Petit article que je comptais pondre depuis déjà quelques jours, sans jamais en trouver le temps ni la motivation. C’est ce qui arrive quand on veut jongler entre trop de priorités !

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En premier lieu, petit mot sur la promo gratuite de Funambules le week-end dernier. Quelques petites ventes et une présence dans le Top 100 des livres gratuits catégories Littérature et Littérature sentimentale : je n’étais pas mécontente. Merci beaucoup à tous ceux qui l’ont acheté, ont partagé mes posts ou m’ont encouragée !

Je suis toujours à fond sur mes traductions, toujours sur des sujets passionnants. (Sauf exceptions genre Donald Trump et Marine Le Pen, pour qui d’autres qualificatifs sont de rigueur. J’ai cependant été amusée d’apprendre que le HuffPost avait longtemps traité de la campagne de Trump dans la rubrique Divertissement.) Dernièrement, un peu plus d’articles pour la plate-forme d’information The Conversation, site australien à l’origine et au carrefour entre journalisme et recherche, dont les articles sont toujours très creusés et enrichissants.

L’un des thèmes abordés récemment, qui m’a assez fait réagir, touchait à une pratique qui se développe dans notre société : le « binge-watching » ou gavage télévisuel, et les dangers et limites de l’obsession de la technologie. Pour qui ne connaît pas le concept du binge-watching : tout bêtement, on s’enfile des films et des séries. Des heures à la suite.

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Allez, encore un épisode…

Je ne me sens personnellement pas très concernée par cette pratique (j’aurais plutôt tendance à regarder les films et séries par « tranches » que je glisse quand j’ai un bout de temps). Ce n’est pas faute de passion absolue pour certaines séries : j’ai fait partie des communautés dites « fandom » notamment pour Harry Potter et Doctor Who, avec écriture de fanfictions, discussions et analyses à n’en plus finir, création d’images et de vidéos — tout y passait. Je peux donc comprendre le plaisir et même le besoin de s’immerger dans un monde qui nous passionne…

Il y a juste deux problèmes. D’abord, le facteur « enfermement ». Comme un bon livre, un film ou une série vous entraîne dans un autre monde, et cette évasion peut avoir quelque chose de salvateur. Par contre, à grosse dose, cela peut devenir dangereux… Plus facile de se perdre dans la fiction ou de parler à travers un écran qu’à une personne réelle !

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Et puis il y a la passivité que cela implique. Ça, c’est le côté que je pratique le moins, penchant plutôt vers des communautés qui se plongent justement dans des mondes fictifs pour exprimer une créativité fourmillante. (L’écriture de fanfictions m’a énormément apporté dans ma construction littéraire, sans parler de la communication avec des fans de toute la planète pour mon amour des langues.) Mais dans un usage plus habituel, on s’installe devant un écran et on regarde. À la chaîne. Sur le temps énorme que nous prennent les outils technologiques, tout particulièrement aux jeunes (temps qui empiète déjà sur le sommeil, la scolarité, les relations sociales…), une large majorité est dédiée à la réception passive de contenus. L’échange et la création sont présents, mais de manière bien plus faible… Et cela donne de mauvais réflexes — ce qu’il y a de merveilleux dans l’outil Internet, c’est justement qu’il nous offre l’accès à des ressources et des opinions multiples… tout en nous permettant d’en discuter, nous en enrichir et nous exprimer ! Le « gavage » ne fait pas de nous des esprits actifs, il nous endort.

Le pire, c’est quand les outils technologiques font leur entrée dans les salles de classe… Mais justement, sans que la méthodologie suive derrière ! L’élève reçoit sans s’exprimer, et du coup les connaissances sont bien moins ancrées, le raisonnement moins approfondi, moins affûté. La modernité au service de l’enseignement, oui… Mais pas n’importe comment.

Je lis tout cela et je flippe ; j’ai beau être moi-même une addict à ma manière, certains aspects de la dictature technologique me sortent un peu par les yeux. Noël approche et bien que chacun ait le droit d’élever ses gosses à sa manière, j’ai des envies terribles de faire avaler leur smartphone aux parents qui mettent ces bêtes-là entre les mains de tout-petits… Il y a des limites, non ? Internet étant partout, y formater les enfants à peine sortis du berceau, par philosophie ou par praticité, me paraît assez choquant. Ce n’est vraiment pas les aider à en faire un usage raisonné plus tard, ce qui est déjà assez difficile… J’essaie de ne pas juger mais j’avoue que cela me met assez en colère.

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Soupir. J’imagine qu’on ne peut pas changer la société dans laquelle nous vivons, juste tenir bon à nos propres valeurs et notre rapport au monde. Nous avons tous notre liberté dans notre usage des écrans, des outils à notre disposition… À nous de savoir ce que nous voulons vraiment pour nous et nos proches.

J’ai justement encore beaucoup à dire (et des choses plus gaies), suite à mes cours de psycho sociale, sur le rapport à l’autre et à soi… Et une leçon étonnante : mais si, l’argent peut faire le bonheur, ou du moins y contribuer ! Société de consommation, oui, mais si je veux. Comme cet article se fait longuet, ce sera la suite au prochain épisode… en cours de soirée donc, continuité sans overdose !

 

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5 réflexions au sujet de « Société de consommation 1/2 : l’écran, un peu beaucoup passionnément »

  1. Ping : Société de consommation 2/2 : mon porte-monnaie, l’autre et moi | Guillemette Allard-Bares

  2. Je pensais être la seule encore à être réfractaire ou plutôt réservée quant à la technologie à tout va…. Je préserve mes enfants de tout cela. Malgré les demandes renouvelées, je veux leur apprendre en premier lieu le live papier, l’odeur et le toucher. Ils auront bien le temps d’avoir le reste… Pour la télé c’est pareil. Un peu mais pas trop !!

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    • Oh non, heureusement, vous n’êtes pas seule ! Comme vous le dites, il faut savoir garder un équilibre et une certaine distance. Ce sont des outils intéressants mais autant attendre que les enfants soient assez grands pour pouvoir bien les gérer, et surtout éviter qu’ils ne connaissent que cela… et d’en faire des mini-addicts !!!

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      • Exactement !! Plus grands ils auront au moins le choix en ayant connu d’autres activités ! Les miens ne sont pas addicts et je pense que le fait de connaître autre chose que les heures de télé y fait beaucoup aussi !!

        Aimé par 1 personne

      • Tout à fait ! Pour ma part, en étant venue progressivement à la technologie, j’ai l’impression d’y avoir trouvé mon compte… (Même si je reste assez addict sur certains plans, comme je l’ai admis dans l’article 😉 ) Il faut surtout sauver le contact humain et les valeurs.

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