Chronique de lecture : Le Réveil des dragons de Morgan Rice (Rois et Sorciers t.1)

Aujourd’hui, chronique sur Rise of the Dragons (Le Réveil des dragons) de Morgan Rice, tome 1 de la série Rois et Sorciers.

(Belle couverture, non ?)

J’ai commencé la lecture en français, mais j’ai vite craqué, sachant que la version anglaise était aussi disponible. J’ai vraiment du mal à rester sur une traduction dans ces cas-là, le comble pour une traductrice. (La traduction n’était pas en cause d’ailleurs, elle semblait assez bien. La tentation était juste trop forte. En plus, la VO m’a replongée dans une atmosphère proche du Trône de fer, aussi lu en anglais… Comment résister ?)

Bref. Après avoir pas mal exploré le genre pendant mon adolescence, je ne lis aujourd’hui plus beaucoup de fantasy, sauf cas exceptionnel (Le Seigneur des anneaux, Le Trône de fer). Voyant le 1er tome de cette série en offre gratuite, je me suis cependant laissée tenter. Je ne l’ai pas regretté, l’histoire est prenante et les personnages très intéressants. Le cadre, le royaume d’Escalon, est soumis depuis la reddition du roi aux cruels et impitoyables Hommes du Seigneur de Pandésia. L’un des seuls brins du territoire jouissant encore d’une très relative indépendance est Volis, un avant-poste qui protège le pays de la menace des trolls en gardant les Flammes, entretenues par la célèbre Épée de feu. C’est ici que vit notre principale héroïne, Kyra, fille du commandant Duncan. Cette jeune fille à l’âme guerrière se heurte aux difficultés habituelles dans de telles sociétés de type médiéval où la femme doit rester à sa place. Mais Kyra n’est pas qu’une jeune guerrière comme une autre ; ses facultés sont parfois bien déconcertantes, peu naturelles, et un secret semble entourer sa mère, supposément morte à sa naissance… Et quand Kyra, pour sauver un dragon blessé, tue une petite escouade d’Hommes du Seigneur, c’est à la fois son destin qui se met en place et tout son peuple qui se trouve entraînée dans une guerre directe contre les envahisseurs de Pandésia.

Le personnage de Kyra est intéressant, ses sentiments, ses relations avec son père et ses frères bien dépeints, ainsi que sa progressive découverte de ses dons déconcertants. Il y a aussi d’autres protagonistes principaux : Merk, l’ancien mercenaire désireux de tourner le dos à sa vie de meurtres et de rejoindre l’ordre des Guetteurs, Alec, jeune garçon arraché à sa famille par des Pandésiens pour rejoindre les jeunes esclaves gardant les Flammes, et Vésuvius, le roi des trolls, cherchant à mettre au point des plans pour envahir Escalon. Les personnages de Merk et d’Alec sont réellement très intéressants, bien creusés. Chacun a son attrait ; mon préféré est sans doute Merk pour son côté atypique, un peu anti-héros, entre ombre et lumière, son parcours de rédemption semé d’embûches. Je les ai peut-être préférés à Kyra (bien qu’affectionnant cette dernière) car ils sont moins semblables à des archétypes du genre, le jeune homme/femme aux origines et au destin mystérieux, doté de pouvoirs à explorer. La fantasy est un genre si tentaculaire, on a souvent l’impression de voir des influences, des associations, même quand chaque histoire parvient à se faire son unicité. Fanatique du Trône de fer, je ne pouvais m’empêcher de faire des parallèles — entre Kyra et d’autres jeunes guerrières comme Arya et Brienne, les Flammes et ses Guetteurs et la Garde de nuit du Mur… Et les dragons rappellent à la fois Le Trône de fer et L’Héritage. Difficile de se tirer tout cela de la tête pour ne juger chaque histoire que pour elle-même !

J’ai aussi particulièrement apprécié les scènes de bataille ; elles étaient bien écrites et réalistes, les combats de Kyra étaient abordés de manière à ce que ses succès face à de vrais guerriers semblent crédibles en tirant parti de ses propres atouts, bien différents des leurs — du moins jusqu’au moment où ses dons particuliers entrent en jeu. L’incroyable talent de Merk pour apporter la mort est aussi assez impressionnant.

La fin, bien que quelque peu rapide, est assez spectaculaire et éveille bien la curiosité pour ce qui va arriver ensuite à nos personnages. Bon, j’ai un faible pour Merk, on l’a compris, mais le rapport entre Kyra et le dragon Théos est également plus que prometteur.

Pour l’instant ce n’était qu’une petite lecture découverte par pure curiosité, mais si l’occasion se présente, je serais curieuse de tenter la suite ou bien d’autres livres de cet auteur…

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