Chronique de film : Gatsby le Magnifique (1974)

J’ai terminé hier la première des deux adaptations de Gatsby le Magnifique — un film superbe et vraiment bouleversant.

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Déjà, l’adaptation est excellente, très fidèle au roman. Les quelques ajouts et autres modifications mineures, nécessaires au support cinématographique, sont de très bonnes améliorations — je pense aux scènes que nous voyons directement se dérouler entre Gatsby et Daisy, qu’elles soient entièrement ajoutées (la bague) ou viennent éviter un flashback difficile à gérer à l’écran. J’ai d’ailleurs oublié de préciser dans ma chronique que c’était l’une de mes seules réserves avec le roman : les retours en arrière, parfois amorcés un peu sans prévenir, peuvent s’avérer déconcertants.

Les performances des acteurs étaient excellentes. J’ai au départ été un peu déroutée par l’interprétation de Redford et surtout de Mia Farrow. J’avais imaginé Gatsby et Daisy plus… désabusés. Mais les deux apportent à leur personnage une sorte de pureté, d’innocence qui correspond en fait très bien, et qu’ils font d’autant plus ressurgir du texte. Mia Farrow tout particulièrement a fini par me faire succomber à son charme. Son côté petite fille, poupée fragile, était encore plus souligné. Tous deux sont réellement des enfants, qui peuvent se montrer égoïstes, voire inconscients dans leur passion. Mais l’intensité des sentiments fait tout pardonner. La scène de leurs retrouvailles est à couper le souffle, ainsi que les confrontations, entre eux comme avec Tom, le mari trompé.

La performance de Karen Black m’a également beaucoup plus fait apprécier le personnage de Myrtle Wilson, la maîtresse de celui-ci. Davantage mise en lumière et sortie du seul point de vue de Nick, elle y gagne en émotion et en profondeur. Les très divers types de passion sont très bien représentés : l’amour inconditionnel, idéaliste de Gatsby, Daisy aussi follement éprise mais incapable d’une rupture radicale, la rage possessive, passionnelle de Tom ou de Myrtle, l’attachement silencieux de Wilson pour sa femme, qui tourne en véritable folie. Les scènes de l’arrivée de Wilson m’ont également coupé le souffle. Et encore une fois, ces confrontations si intenses, les hommes au visage emporté et luisant de sueur dans la chaleur étouffante, Daisy empourprée, éperdue, désespérée. La puissance des sentiments est au-delà des mots.

J’ai aussi aimé Jordan, le contraste entre Daisy et elle, et Nick. Ah, et les voix de la VO, toujours si troublantes.

J’enchaîne sur la nouvelle adaptation et je vous en dirai des nouvelles ! Entre-temps, je viens de lire Rise of the Dragons (Le Réveil des dragons) de Morgan Rice, donc une chronique est à venir.

Bon week-end à tous !

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