Chronique de lecture : Les Bonnes Nouvelles de Laurent Jardin

Voilà donc que j’ai enfin fini Les Bonnes Nouvelles de Laurent Jardin.

C’est un petit livre atypique et difficile à décrire, mêlant action et un petit brin de thriller à psychologie et aventure humaine. Pour moi (et sans doute par sensibilité personnelle), c’est ce dernier aspect qui a tout de suite le plus retenu mon attention. Les Bonnes Nouvelles racontent tant de vies de femmes qui se croisent et s’entrecroisent. Maurane, Leila, Salomé, Pauline, Marion et les autres y apparaissent comme des êtres complexes, à la fois forts et fragiles et dépeints avec réalisme et sensibilité. Elles sont drôles, atypiques, parfois un peu acides et toujours émouvantes. Par-dessus tout, elles ont en commun courage et force de caractère.

Ces femmes, ces tranches de vie qui se télescopent, se retrouvent toutes à moment donné entraînées, un peu par hasard, dans une intrigue bien plus vaste et secrète, qui les dépasse. Il est question de crime organisé et d’une mystérieuse et séduisante femme asiatique, de trafic et d’attentats, de clonage et de voyages dans le temps. Le tout forme un réseau complexe qui se dessine peu à peu au fil du roman. Personnellement, j’ai préféré le relire pour être sûre de bien saisir toutes les subtilités. C’est fort, dramatique, bien plus que la légèreté des premières pages ne le laisserait soupçonner… C’est comme une toile de fond tentaculaire et qui, du début à la fin, conserve toujours une part de son mystère. La figure de Rebecca Clark, la séduisante criminelle aux multiples identités, est obsédante et difficile à cerner et vous laisse l’envie d’en savoir davantage, d’autant plus que ce personnage non plus n’a rien de manichéen, mais laisse lui aussi entrapercevoir sa sensibilité et ses blessures.

Je crois comprendre qu’une suite est prévue ? On en redemande. 😉

Dernier détail, j’ai bien aimé l’attention de l’auteur aux amours féminines, dépeintes avec naturel et sensibilité, qu’elles soient heureuses comme le mariage de Zoé et Christine ou douloureuses comme l’attachement déçu de Maurane pour Françoise. C’est tout simplement juste : un sujet qui fait partie de la vie, et complètement traité comme tel. J’ai pensé que cela valait malgré tout la peine de le noter.

Pour résumer, c’est une lecture qui intrigue, fascine et touche. J’ai beaucoup aimé la manière dont ces femmes se croisaient, toutes liées par de minuscules enchaînements de circonstances qui faisaient de toutes un petit élément de la même grande histoire. Les points de vue s’enchaînaient avec justesse. Personnellement, je me suis laissée emporter par ce grand voyage humain, de la Russie au Chili, de l’amour à la mort sans oublier la vie, la musique, la beauté.

À découvrir !

Prochain sur la liste : Histoire d’@ de Laure Manel, que j’ai retrouvé dans ma liseuse après l’avoir rencontrée la veille ou le jour même… Le monde est petit chez les indés !

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